Interstices#3 _ Marseille _ du 31 Janvier au 31 Mars _Marseille
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Hors des lieux traditionnels d’exposition, Interstices établit originellement ses quartiers au coeur de la ville, dans des panneaux de mobilier urbain (Mupi, abri-bus, 4X3...) destiné à la communication ou à la publicité. Nouveau support à l'échelle de la ville et adossé à un immeuble, cette proposition de 70m2 invitent tous les publics à découvrir et participer à la création contemporaine. Conçue spécifiquement par Valérie Horwitz, la proposition textuelle et contextuelle est un alexandrin emprunté à Charles Baudelaire, tiré des Tableaux Parisiens. Ce vers a par essence une dimension musicale et poétique qui génère la création d'images mentales chez les lecteurs et spectateurs. La contradiction engendrée par la césure des mots et la mise en forme du texte rend difficile sa lecture, au point de le rendre indéchiffrable. Suprême conversion, cette proposition appelle à prendre un temps pour soi dans un lieu qui devient non lieu, espace bordé de circulations saturées, de magasins et de banques. Elle est accrochée le 31 janvier mais l'artiste choisit d'abord de garder l'anonymat et de laisser une première vie à l'oeuvre, jusqu'au vernissage le jour de la St Valentin au snack « En suisse ». Ce jeu d'exposition entre ainsi en résonance avec certaines pratiques publicitaires d'une part, et la notion non lieu* d'autre part. Cette rencontre souhaitée de l'art et de la cité évolue soudain en conclusion imprévue, quand la bâche est dérobée et emmenée sous le bras et à pied, par deux personnes, à 4h30 du matin le 18 février. La petite histoire du vol, du choc de la disparition, des réactions entre autre des internautes sera l'objet d'une exposition prochaine.
(*) Référence au terme employé & crée par Marc Augé pour décrire les lieux de passages espace interchangeable où l'être humain reste anonyme, où il ne vit pas et ne s'approprie pas l'espace, avec lequel il a plutôt une relation de consommation.
Galerie flip-book du montage de l'exposition
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